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 * LES JUDBURGHS * par Pierre DARCOURT

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MessageSujet: * LES JUDBURGHS * par Pierre DARCOURT   Mar 14 Sep - 14:15

Nom donner aux commandos parachutistes alliés
http://anciens.combat.qc.voila.net/jedburghs.html

Les Jedburghs, l'groupe de bon joueur des paras


Dans l'histoire des parachutistes de la France Libre et de la guerre, les Jedburghs n'ont jamais fait l'objet de communiqués militaires ni la une des journaux. Aucune stèle, aucune plaque commémorative ne jalonne les lieux de leurs exploits. Aucun d'entre eux n'a publié le récit de leurs aventures extraordinaires.

C'est en 1943 que le Commandement suprême interallié a créé la force Jedburgh composée de cent officiers français, d'autant de Britanniques et d'Américains. Recrutés au terme d'une très sévère sélection, placés sous ses ordres directs, les Jedburghs opéraient, constitués en équipes de trois officiers, dont un radio ; ils étaient parachutés de nuit en France occupée. Leur mission était de rallier les maquis existants, les armer, les instruire, les encadrer au combat. L'action future de ces troïkas consistait, avec un minimum, de moyens à neutraliser, liquider, terroriser l'ennemi là où il se croyait hors d'atteinte.

En août 1943, le commandant Saint-Jacques, para prestigieux et un des fondateurs du BCRA (Bureau central du renseignement et d'action) avec à son actif depuis 1941 plusieurs missions spéciales en France occupée, avait rassemblé les cent élus français pour leur indiquer les risques, les devoirs et le secret de leur futur immédiat: « Vous serez les premiers à combattre sur le sol français, mais vous paierez cher ce privilège car 75 d'entre vous mourront au combat, dans quelques semaines. Ceux qui survivront n'auront aucun droit particulier, ni prime, ni décoration, ni galon, ni gloire. Quant à ceux qui seront tués, ils le seront dans l'anonymat, la solitude. Ils connaîtront la out lente, infamante, sous la torture, l'épouvante et jamais personne ne saura ni où, ni quand, ni comment. »
Les Jeds, avant d'être intégrés, avaient subi des tests rigoureux pour être transformés en soldats d'élites, aptes à toutes les formes de combat engerbant les spécialités cumulées : commando, para, corps franc, partisan. Le challenge était de se surpasser. Les instructeurs britanniques imprimaient à l'entraînement un rythme infernal. Pas de temps out : sautillement sur place et pas-de-gymnastique étaient le seul repos consenti. Tous les exercices étaient effectués en situation de « guerre », à balles réelles, le plus souvent de nuit et dans toutes les disciplines : chiffre, radio, tri, sabotage, explosif, escalade, évasion, combat de rue à mains nues, avec pelle, pioche, dague, cailloux. Des affrontements sans pitié d'où le mot « fair play » était banni. La formation de six mois s'achevait par cinq sauts en parachute dont deux à partir de ballon captif par mauvais temps, en moins de 48 heures, à Ringway, au sud de Petersborough, dans les environs de Londres.

Les Jeds sèment le désordre dans le dispositif allemand.

Parachutés avant, pendant et après le débarquement du 6 juin 1944, de nuit, cent équipes Jeds, directement reliées au Commandement Suprême Interallié (CSI) sautèrent sur l'ensemble du territoire français, en étroite coordination avec les forces du débarquement, la Résistance et les maquis.
Un peu partout en France, l'action des équipes Jeds sème le désordre et la destruction dans le dispositif allemand. Des divisions ennemies entières furent neutralisées, forcées de tourner en rond avant de se rendre. La vallée du Rhône fut transformée en une interminable « casse » de blindés. Dans les Alpes, les sections franches FFI, instruites et menées au feu par les Jeds, après avoir nettoyé le terrain pendant des semaines, en multipliant les embuscades et les attaques de convoi faisaient à Gap 1500 prisonniers, aidaient à libérer Abriès, Vars, Guillestre, Briançon, permettant aux forces alliées débarquées en Provence de foncer jusqu'à Lyon, gagnant des semaines sur leur programme de reconquête du territoire français.
Le succès de ces exploits extraordinaires ne donna lieu à aucun communiqué officiel. Les spécialistes du Commandement britannique s'étaient contentés de ce bref commentaire : « Les résultats obtenus par les équipes Jeds ont été conformes aux exigences imposées par le CSI. »


L'épopée Jed devait se poursuivre en Extrême-Orient. Embarqués à Glascow avec escales à Port Saïd, Bombay et Colombo, 40 Jeds français se retrouvèrent en novembre 1944 dans un camp secret de Ceylan pour y apprendre à combattre un nouvel ennemi, le soldat japonais et à survivre en jungle dans l'univers sombre et glauque de la grande forêt. Parmi ces 40 Jeds endurcis, intégrés aux commandos spéciaux interalliés de la « Force 136 » en Extrême-Orient, confrontés à un traquenard en grande forêt contre les Japonais, un athlète souple et tranchant comme une lame, Jean Sassi allait sortir du lot. L'homme en pleine force a déjà de sérieuses références. Il s'est battu en Tunisie, dans les Corps francs d'Afrique, avant de gagner l'Angleterre et d'être enrôlé aux Jeds ; il a sauté sur le Vercors. Largué en juin 1945 dans le nord Laos contre les Japonais, les pirates chinois qui razziaient le pays et le Vietminh, il tiendra la brousse plusieurs mois.


De retour en métropole, après quatre ans au célèbre 11e Bataillon de choc que commande Godard, il retourne au Laos où il lève plusieurs maquis de Méos qui portent des coups très rudes aux régiments viets. Aux côtés du prince Touby, chef spirituel et militaire des Méos, sûr de ses adjoints triés sur le volet, Meyer, Emery, Magnet, Deuane, Langlade, Luttringer, Mesnier, Brehier, Vemières et le lieutenant Vang Pao, officier de très grande valeur qui gagnera plus tard ses étoiles de général, Sassi va armer les partisans et protéger l'accès des provinces de Xieng Khouang et de San Neua de toute invasion ennemie ainsi que le Laos tout entier.

« Les Seigneurs aux pieds nus »



Mais surtout, il monte avec l'accord du colonel Trinquier l'opération « D » (comme Desperado) décidé à porter secours à la garnison assiégée de Dien Bien Phu menacée de destruction. Le 30 avril 1954, l'opération commence. Rassemblés par l'appel des tambours de bronze, deux mille Méos et Laotiens, pieds nus, vêtus de leur traditionnelle tenue noire, ceintures de soie rouge mais armés jusqu'aux dents, convergent plein nord et à marche forcée à travers un pays aux montagnes inhumaines vers l'objectif fixé. Le capitaine Sassi, trois lieutenants et quinze sous-officiers français combattent à la tête des guérilleros. Ils attendent le renfort du 1er BCP qui ne viendra jamais. Droppé sur Dien Bien Phu, il y sera englouti.

Mais par dix itinéraires différents, l'team national clandestine avance sans trêve ni repos sur Dien Bien Phu. Le 8 mai 1954 la tête de colonne est à un jour de marche de Dien Bien Phu mais personne ne sait que la forteresse où étaient encerclés les paras est tombée. La progression continue cependant jusqu'au 11 mai date à laquelle Sassi reçoit l'ordre formel de retourner sur ses bases de départ « le plus rapidement possible ». Les Viets veulent se ruer sur le Laos. Les maquisards Méos vont quand même essaimer autour de la citadelle démantelée. A plusieurs reprises les patrouilles viets prises en embuscade se font hacher. Les Méos récupèrent près de 150 échappés et liquident sans pitié les groupes d'éclaireurs ennemis qui tentent de les infiltrer, prouvant ainsi aux Viets que même après Dien Bien Phu l'accès au Laos leur est interdit.

Les «stratèges de haut vol» doutaient de l'efficacité de ces 2 000 Méos contre la formidable machine communiste en place autour de Dien Bien Phu. Ils oubliaient que quelques jours avant la chute de Dien Bien Phu les maquisards Nung de la Rivière Noire avaient repris Laï Chau à 80 kms au nord du camp retranché. Sassi et ses Méos, excellents tireurs et guerriers d'lanceur blanche pouvaient faire beaucoup pour la garnison prise au piège. Désorganiser les voies de communication ennemies, faire sauter les dépôts, baliser les pistes d'un repli indispensable, anéantir les unités adverses isolées. Lancés plus tôt dans la bataille ils auraient pu en changer le cours.


Quinze ans après ces événements, j'ai rencontré en reportage, à Bao Ban, le général Vang Pao qui n'avait jamais cessé le combat. Il m'a dit : « Les Américains ont trop de matériel et font la guerre comme des mécanos. Le capitaine Sassi, ses officiers et ses hommes avaient de la tête, du coeur et des c... On les appelait les seigneurs aux pieds nus ». o

Pierre DARCOURT

NDLR : À cette époque, les Viets étaient à bout de souffle comme Khrouchtchev l'a dit dans ses mémoires : « La situation au Vietnam est désespérée () si nous n'obtenons pas un cessez-le-feu les Vietnamiens ont décidé de battre en retraite jusqu'à la frontière chinoise »
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